Débats politiques et secteur de la finance : l’heure de verité

Depuis des mois, des deux cotés de l’Atlantique, le débat entre l’austérité et la finance fait rage. Les autorités américaines ne manquent pas une occasion de demander aux Européens de développer une politique de croissance. Madame Christine Lagarde, qui connait fort bien le sujet, rappelle que la situation européenne menace l’équilibre mondial, malgré la reprise aux Etats-Unis. Il faut dire qu’elle a réussi le tour de force de rassembler au Fonds Monétaire International un trésor de guerre de 430 milliards de dollars, dont près de la moitie vient de la Banque Centrale Européenne. Ils serviront à  intervenir en cas de crise aigue.La lutte contre les abus doit être une cause commune.
 
L’analyse des chiffres de l’INSEE démontre que la part des revenus fiscaux est restée stable par rapport au produit intérieur brut (aux alentours de 49 %) alors que les dépenses ont augmenté de 49 à 53 %. Il n’est donc pas exact de dire que la baisse des recettes due à la crise  est à bl »mer, c’est au contraire l’accroissement des dépenses. Qui plus est, aucune cession importante d’actifs de l’Etat, et particulièrement aucune privatisation, n’ont permis de réduire l’endettement. L’emprise de l’Etat sur les entreprises françaises n’a fait que croître.
 
Les finances publiques sont ainsi les revenus et les dépenses de la puissance publique et c’est la science de l’administration de ces revenus et dépenses. La finance de marché se rapporte aux placements sur les marchés dits financiers (bourse des valeurs mobilières, marché des options), elle est l’objet de la théorie financière de choix de portefeuille . La finance d’entreprise se rapporte aux flux et aux modes de financement de l’entreprise, elle est l’objet de la gestion financière.
 
La réduction des dépenses publiques doit évidemment être sélective. Encore faut-il choisir ses cibles : c’est là que le débat entre la droite et la gauche est le plus sensible. Toutefois, il existe des thèmes qui s’imposent à toutes les classes politiques : le principal est l’emploi, et son corolaire, le travail. Le soutien aux plus démunis est crucial. Faut-il pour autant que l’écart entre le travail et le chômage soit à ce point ténu que de nombreux pays permettent à leurs citoyens d’opter pour le chômage? C’est le cas notamment en Espagne, ou la tradition d’une économie souterraine rend difficile de savoir si les 25% sont vraiment dramatiques.

La lutte contre les abus doit être une cause commune.

Posted in Maroc en general | Tagged | Leave a comment

Que ramener lors de votre sejour au Maroc ?

Les plateaux et la dinanderie :

Il y a peu de différence de prix entre un plateau de cuivre martelé, un gravé et un troisième ciselé. Et cependant chaque opération demande savoir-faire croissant et un peu plus de travail. Le savoir-faire étant aussi  payé que le travail, on a intérêt à mettre un peu plus pour avoir le plateau ciselé,

Si vous achetez du bronze au lieu de cuivre, vous paierez un peu plus cher aussi, parce que les matières premières sont coûteuses. D’ailleurs, pour eviter de vous faire rouler, faites sonner avec un ongle le plateau tenu en équilibre sur trois doigts. Si le son s’éteint tout de suite, c’est du cuivre, sinon ,­c’est du bronze. De nombreux artisans ont un diplôme de qualité obtenu dans des foires du pays. C’est un bon indice de qualité dans le travail, et les prix ne sont pas pour autant majorés. Sachez enfin que les motifs décores gravés sur les tableaux représentent très souvent des oeuvres d’art  (plafond, portes de monuments, etc.).

Les outils sont simples : un compas, un marteau et un poinçon. Mais il faut beaucoup de talent à l’artisan pour faire surgir tous ces entrelacs et ces arabesques dans lesquels s’inscrivent des motifs floraux. Si le plateau reste la pièce la plus classique, il ne faut pas oublier pour autant les boîtes à sucre ou à thé, les chandeliers, les aiguières, les bouilloires et les lanternes équipées de verres multicolores.

Le cuir :

D’où viennent, selon vous, les mots maroquinerie et maroquin (ce porte­feuille dont rêvent les ministrables)?

La vanne la plus courante, c’est de rapporter un pouf en cuir de gazelle et voir les copains rigoler! Le cuir de gazelle, c’est aussi dur à attraper que le bestiau en question, et les souks n’en recèlent guère, bien que les marchands vous divisent leur marchandise en autant de merveilleuses catego­ries : mouton, lapin, chameau, gazelle, voire antilope et même zébu… Tout est du mouton ou de la chèvre! Si l’on vous dit que c’est de la gazelle demandez combien ça coûterait si c’était en mouton. Si, par un funeste hasard, ce n’était pas du mouton, le souk entier serait ameuté et vous aurez l’air d’un idiot, mais au moins, vous saurez la véritable nature du cuir. Contrairement à ce qu’on voit en France, le cuir est très bon marché mais la qualité n’est pas géniale..
Offrez-vous des babouches. C’est moins cher et plus solide qu’une vulgare paire de chaussons. Elles sont toujours faites à la main, comme vous pour­rez le constater dans le souk des maroquiniers de Marrakech. Les femmes se laisseront séduire par la choukhara, cette sorte de petite gibecière que d’anciens portent encore en bandoulière pour se rendre au souk. Certain. bien travaillées, peuvent faire de jolis sacs à main. Pourquoi ne pas acheter ­des sandales? Leur prix est dérisoire.

Les techniques de travail du cuir varient selon les régions : à Marrakech. on le brode avec des soies de couleur ou de fines lanières de peau; à Fès. les artisans sont réputés pour les dorures qu’ils appliquent sur les marbrure teints en vert ou en rouge ; à Rabat, on est plutôt spécialisé dans le cuir repoussé. Enfin, on trouve des vêtements en cuir à des prix intéressants quoique la finition laisse souvent à désirer.

Posted in Maroc en general, marrakech | Tagged | Leave a comment

RELIGION AU MAROC

Comme près de 99% des Marocains aujourd’hui, Driss, Fatima, Amina et Rachid sont musulmans. Le Maroc compte des communautés chrétiennes et juives depuis 1 700 ans, mais leur nombre s’est réduit comme peau de chagrin ces dernières années. Outre quelques protestants et hindous, le Maroc abrite environ 23 000 catholiques et 65 prêtres, principalement dans les grandes villes. L’émigration vers la France, Israël et les États-Unis a réduit la communauté juive, autrefois nombreuse, à environ 7 000 membres, et les communautés juives qui animaient autrefois les historiques mellah (quartiers juifs) de Fès, de Marrakech, de Safi, d’Essaouira ou de Meknès sont toutes parties pour Casablanca .

Quelques mots sur l’islam

Les minarets se détachant sur l’horizon, les mosaïques irisées, l’entrelacement des calligraphies, l’appel psalmodié du muezzin à la prière : beaucoup des attraits du Maroc d’aujourd’hui doivent leur existence à la foi profonde et éternelle des Marocains dans l’islam. Tout commença en l’an 610, lorsqu’un marchand de La Mecque, qui prit en tant que prophète le nom de Mahomet, parla de la révélation qui s’était imposée à lui : il n’existe qu’un seul Dieu, et ses fidèles partagent la responsabilité d’accomplir Sa volonté. Fondée sur les enseignements de l’Ancien et du Nouveau Testament, la nouvelle religion reposerait sur cinq piliers : shahada, l’affirmation de sa foi en Dieu et en Mahomet son prophète ; salat, ou prière, renouvelée si possible cinq fois par jour ; zakat ou aumône légale, l’obligation morale de donner à ceux qui en ont besoin ; saoum, le jeûne du mois de ramadan ; et hadj, le pèlerinage à La Mecque, point culminant de la vie d’un musulman pratiquant.

Si tous les musulmans s’accordent sur ces préceptes légués par le prophète Mahomet, de nombreuses discordes sont apparues après sa mort. Les Omeyyades dénièrent à son gendre Ali sa légitimité en tant que calife, donc guide des fidèles. Malgré la forte influence et le pouvoir militaire des Omeyyades, certains musulmans continuèrent à ne reconnaître que les successeurs d’Ali comme légitimes : ce sont les chiites. L’histoire semble avoir pris le parti du califat omeyyade, dont l’islam sunnite est le courant dominant aujourd’hui.

Record à battre : la voyageuse, aventurière et écrivain suisse Isabelle Eberhardt se déguisa en homme, entra dans une secte soute, fuma du kif, servit comme agent triple, épousa un rebelle algérien, fut bannie d’Afrique du Nord par les Français et rédigea ses mémoires… avant de mourir à l’âge de 30 ans.

Dans Le Man et l’Occident (Albin Michel, 2001), l’universitaire et auteur à succès Fatima Mernissi explique les différences marquantes et les étonnantes similitudes dans la vision de la femme idéale en Europe et au Moyen-Orient

C’est le général Lyautey  qui a interdit l’accès des mosquées aux non-musulmans, par respect envers l’islam et par souci d’éviter les conflits. Les Marocains ont conservé l’interdiction après le départ des Français.

Pendant le ramadan, les croyants ne doivent rien manger ou boire du lever au coucher du soleil. Ils s’abstiennent aussi de toute relation sexuelle et de fumer une cigarette.

 

Posted in Maroc en general | Tagged | Leave a comment

La cuisine de Marrakech

cuisine marocaine 300x210 La cuisine de MarrakechAgneau doucement mijoté dans les braises d’un hammam, olives vertes en saumure épicées, caviar d’aubergines au cumin, soupe de haricots blancs…, les spécialités traditionnelles des riads de Marrakech mettent l’eau à la bouche, mais ne constituent qu’une partie de l’offre culinaire de la ville. Les produits séchés locaux, les influences méditerranéennes et un engouement pour les saveurs asiatiques ont donné naissance à des mélanges inattendus, comme la pizza corse aux herbes de l’Atlas, la salade de magret à l’huile d’argan ou le curry thaïlandais à la menthe.
Si vous séjournez dans un riad de Marrakech, la cuisine maison constituera une alléchante option. Nombre de riads emploient des dadas qui ont autrefois travaillé dans de riches familles marrakchies et mitonnent de véritables festins.
L’arrivée de l’addition reste le moment le moins plaisant. Avec un maigre tajine de poulet entre 65 et 80 Dh surDjemaa el-Fna et un menu à plus de 300 Dh dans un restaurant, vous comprendrez pourquoi les Marrakchis dînent rarement dehors. On trouve cependant des établissements d’un bon rapport qualité/prix, surtout dans la ville nouvelle, mais ils peinent à conserver des tarifs raisonnables. La préparation demande beaucoup de travail et le prix des ingrédients et de l’énergie ne cesse d’augmenter.

Posted in Maroc en general, marrakech | Tagged | Leave a comment

LE MARCHÉ DU RÊVE

Les îles inhabitées au large du Maroc servent depuis longtemps de plateforme au commerce international du kif marocain et de la cocaïne en transit entre l’Amérique du Sud et l’Europe, où elle entre souvent par Ceuta, Melilla ou l’Isla del Perejil (on l’appelle Leila, au Maroc), toutes possessions espagnoles. Désormais, les passeurs clandestins gagnent autant que ces trafiquants, voire plus, en conduisant des émigrés sans papiers aux portes de l’Europe. L’aventure est pourtant des plus hasardeuses. En effet, les candidats au « paradis’ doivent souvent nager sur des kilomètres dans des eaux tumultueuses, d’autres sont purement et simplement abandonnés au milieu du détroit. Financées par l’Union européenne à hauteur de 338 millions d’euros, les barrières érigées autour de Ceuta et Melilla ne sont guère efficaces.

Pour ses services, un passeur demande entre 300 et 3 500 euros, soit trois fois le revenu moyen annuel d’un Marocain. Le coût humain s’avère plus lourd encore. Selon un récent rapport sur les droits de l’homme, en cinq ans, 4 000 émigrants nord-africains ont péri en tentant d’atteindre les côtes espagnoles. Malgré tout, étant donné le taux de chômage élevé, l’accès limité aux études et la nécessité de venir en aide à leur famille, de nombreux jeunes Marocains continuent à courir le risque, certains de n’avoir plus rien à perdre, sauf la vie.

Les expatriés

De plus en plus nombreux sont les Marocains expatriés à revenir au pays pour prendre leur retraite ou monter une entreprise. Ils participent de l’émergence une classe moyenne supérieure. En effet, leurs euros ou leurs dollars représentent bien plus de pouvoir d’achat que les dirhams, non transférables. Cette situation est source de revenu, mais aussi de ressentiment au sein de la population, qui ne cache pas son mécontentement de voir ces immigrés rentrés au pays faire augmenter les prix et importer une culture de consommation ostentatoire, vaine et superficielle.

Posted in Maroc en general | Tagged | Leave a comment