LE MARCHÉ DU RÊVE

Les îles inhabitées au large du Maroc servent depuis longtemps de plateforme au commerce international du kif marocain et de la cocaïne en transit entre l’Amérique du Sud et l’Europe, où elle entre souvent par Ceuta, Melilla ou l’Isla del Perejil (on l’appelle Leila, au Maroc), toutes possessions espagnoles. Désormais, les passeurs clandestins gagnent autant que ces trafiquants, voire plus, en conduisant des émigrés sans papiers aux portes de l’Europe. L’aventure est pourtant des plus hasardeuses. En effet, les candidats au « paradis’ doivent souvent nager sur des kilomètres dans des eaux tumultueuses, d’autres sont purement et simplement abandonnés au milieu du détroit. Financées par l’Union européenne à hauteur de 338 millions d’euros, les barrières érigées autour de Ceuta et Melilla ne sont guère efficaces.

Pour ses services, un passeur demande entre 300 et 3 500 euros, soit trois fois le revenu moyen annuel d’un Marocain. Le coût humain s’avère plus lourd encore. Selon un récent rapport sur les droits de l’homme, en cinq ans, 4 000 émigrants nord-africains ont péri en tentant d’atteindre les côtes espagnoles. Malgré tout, étant donné le taux de chômage élevé, l’accès limité aux études et la nécessité de venir en aide à leur famille, de nombreux jeunes Marocains continuent à courir le risque, certains de n’avoir plus rien à perdre, sauf la vie.

Les expatriés

De plus en plus nombreux sont les Marocains expatriés à revenir au pays pour prendre leur retraite ou monter une entreprise. Ils participent de l’émergence une classe moyenne supérieure. En effet, leurs euros ou leurs dollars représentent bien plus de pouvoir d’achat que les dirhams, non transférables. Cette situation est source de revenu, mais aussi de ressentiment au sein de la population, qui ne cache pas son mécontentement de voir ces immigrés rentrés au pays faire augmenter les prix et importer une culture de consommation ostentatoire, vaine et superficielle.

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POPULATION DU MAROC

Pour une civilisation plusieurs fois millénaire, la population marocaine ne fait pas son âge. Et pour cause : les moins de 25 ans représentent 55% de la population marocaine, et presque un tiers de celle-ci n’excède pas les 15 ans. En 1971, le taux de mortalité infantile était important, l’espérance de vie courte et le taux de fécondité s’élevait à 7,8 enfants par femme. Aujourd’hui, les soins médicaux deviennent accessibles et les jeunes, comme Driss et Amina, repoussent l’âge du mariage pour privilégier carrière et temps pour les plaisirs. La natalité est donc en chute libre dans le pays. Le nombre d’enfants par femme dépasse à peine 2,7 et la croissance démographique a plongé sous les 1,6%. Moins de 5% des 33 millions de Marocains ont plus de 65 ans, et la plupart sont des femmes, souvent des veuves qui travaillent, comme Fatima.

Comme de nombreux Marocains qui sont nés et ont grandi dans des villages de campagne, Rachid ne pourra pas rester très longtemps encore chez lui. Dans un pays où 55% des familles rurales ont beaucoup de mal à atteindre le seuil de subsistance, les adolescents sont souvent contraints de quitter leur village pour s’installer dans des agglomérations où les opportunités d’emploi et d’éducation sont plus importantes.

La plupart des Marocains que vous rencontrerez sont d’origine arabe ou berbère, mais vous croiserez sans doute également quelques-uns des 100 000, voire plus, résidents étrangers. La majorité sont français, et beaucoup travaillent dans le tourisme, notamment à Marrakech, première destination touristique du Maroc.

Émigration et immigration

Avec le battage médiatique fait autour du sujet, vous avez certainement entendu parler des Marocains qui tentent de traverser le détroit de Gibraltar à la nage pour trouver du travail en Espagne. Et il ne s’agit là que d’une infime partie de l’émigration marocaine. Au sein

Médecins sans frontières et Amnesty International offrent leurs services

et leur soutien aux immigrants marocains, écartelés entre deux pays, sans famille, sans argent et sans protection légale.

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Boumalne du dades au Maroc

Au croisement de la vallée du Dadès, Boumalne offre la vue sur l’oued et divers services : banques, cybercafés, location de vélos et hammam public. De Kelaâ M’Gouna, parcourez 24 km en direction du nord-est( Marrakech ) jusqu’à une bifurcation : la route principale franchit la rivière et rejoint Boulmane du Dadès, construite à flanc de montagne, tandis que l’embranchement de gauche mène aux splendides gorges du Dadès. Le marché a lieu le mercredi.

La hamada et les plaines herbeuses au sud de la ville raviront les amoureux des oiseaux. À la sortie de la ville, suivez la piste qui part de la grand-route vers le sud et rejoint le village de Tagdilt et la vallée des Oiseaux. Vous pourrez observer des alouettes, des traquets, des lagopèdes des sables, des buses et des grands-ducs.

Hôtel Adrar. Proche de la gare routière et bien tenu, il possède un restaurant fréquenté au rez-de-chaussée. En raison du bruit ambiant, prévoyez des bouchons d’oreille ou choisissez l’une des 6 chambres climatisées afin de dormir fenêtre fermée.

Hôtel-restaurant La Kasba .Surplombant la vallée, La Kasbah compte 32 chambres fraîchement repeintes, avec balcon, tapis élimés et salle de bain aux carreaux rutilants. Un bon restaurant avec vue et un bar à expresso complètent l’offre.

Xaluca Dadès .Perché au sommet de la colline, ce fabuleux hôtel Marrakech des années 1970 mérite à lui seul le détour : artisanat africain et torches, corridor conçu comme un puits de mine, murs en pierre et couvre-lits en bogolan (tissu malien) dans les 106 belles chambres, chacune avec balcon et vue sur la vallée. Parmi les équipements figurent un hammam (100 Dh), un bar avec des tables de billard, une terrasse panoramique avec piscine et jacuzzi, et une salle de gymnastique.

Restaurant Oussikis.Sur la gauche après l’entrée du souk, la meilleure table de la ville possède une impeccable cuisine ouverte, dans laquelle le chef Fadil Faska mitonne de savoureux tajines et keftas (boulettes de viande épicées). Sur commande, il vous préparera une délicieuse pastilla, croquante et légère.

Moins raffiné, le restaurant de l’hôtel Adrar sert des repas comprenant tajine (dont celui de gallia, ou poulet, la spécialité locale) ou brochettes avec salade et boisson pour 35 à 70 Dh. Le restaurant de l’hôtel Almanader et celui de La Kasbah de Dadès proposent aussi de bons menus (70-100 Dh), et la vue y est superbe.

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RÉSERVE NATURELLE DE TAMGA AU MAROC

En suivant vers le nord la- route principale depuis Zaouiat Ahansal, on arrive aux mer­veilles naturelles de la « cathédrale des rochers », paradis de la varappe avec ses abruptes falaises de pierre, et à la vaste réserve naturelle de Tamga, composée de huit parcs distincts. Les amoureux des oiseaux pourront en observer 107 espèces, dont certaines rares et menacées. À 3 km du panneau signalant l’entrée de la réserve, un petit jardin botanique offre un microcosme des diverses plantes du parc, dont le thym sauvage et parfumé d’Afrique du Nord et des plantes médicinales censées guérir les rhumatismes. On peut passer la nuit sur place au gîte La Cathédrale (dort ou camping demi-pension 150 Dh/pers; déj/dîner 50/60 Dh), à 2 km après le panneau indiquant la cathédrale. Apportez une lampe-torche car l’éclairage à l’énergie solaire est coupé tôt.

De la Cathédrale, vous pouvez revenir à Azilal ou a votre riad de Marrakech par la route goudronnée qui mène à Bin el-Ouirgane. Le même nom désigne un lac, le barrage auquel il doit son existence et la localité sur la rive. Le barrage fournit la majeure partie de l’électricité de la région et, malgré la baisse du niveau de l’eau durant les dernières années de sécheresse, le lac reste une vision reposante. Sur place, vous pouvez loger au Little Morocco,un établissement sympathique et respectueux de l’environnement, fondé par une famille berbère locale associée à une famille bri­tannique. Les chambres sont installées dans une maison traditionnelle en pierre et pisé (entretenue sans détergents chimiques), et l’accès au hammam est inclus dans les prix. Le gîte organise des expéditions d’alpinisme, des sorties en kayak, des promenades à dos de mulet, des visites de souks et des soirées de musique folklorique.Bon voyage au Maroc!

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AMITIÉS MAROCAINES

De nombreux voyageurs sont surpris de la rapidité avec laquelle les amitiés se créent au Maroc. Bien évidemment, les marchands de tapis ont d’autres buts que de créer des liens amicaux lorsqu’ils vous offrent le thé. De même, si vous êtes une femme et qu’un nouvel ami vous présente son cousin célibataire, la situation peut se révéler inconfortable. Si cela vous arrive, prétendez un rendez-vous quelque part, souriez et quittez les lieux tranquillement.

Cela dit, prenez le temps d’observer la manière dont les Marocains se comportent entre eux. Vous vous rendrez compte que les amitiés se nouent facilement et sans calcul. Quelqu’un que vous aurez rencontré, même brièvement, se souviendra de vous et vous saluera chaleureusement le jour suivant. Il est alors poli d’échanger quelques mots. Les salutations entre amis peuvent durer jusqu’à 10 minutes, chacun demandant des nouvelles de l’autre sur sa santé, sa famille, etc. Pour vous faire un ami, serrez la main de votre interlocuteur, avec la main droite, puis portez-la à votre coeur. Les bons amis se font quatre bises après la poignée de main.

Les Marocains poussent parfois la courtoisie jusqu’à vous emmener à votre lieu de destination ou à vous inviter chez eux pour le thé ou pour dîner. Si ces marques de politesse peuvent vous paraître exagérées, ne les confondez pas avec un service. Un pourboire serait dans ce cas considéré comme une offense par votre hôte. En gage de reconnaissance, passez plutôt lui dire bonjour le lendemain, et n’oubliez pas de complimenter le chef !

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