Driss, Amina et Fatima tirent leurs revenus du commerce international, du tourisme, de l’envoi de revenus de parents vivant à l’étranger ou de travaux manuels, ce qui est assez représentatif de la situation du Maroc. Votre séjour dans le pays aura un impact positif sur leurs perspectives en matière d’emploi – en particulier pour Rachid. Selon des estimations des Nations unies, un emploi est créé pour huit à dix touristes qui visitent une zone urbaine ; dans les campagnes, cette proportion s’élève à six ou sept nouveaux emplois.
Sous l’impulsion du tourisme et des demandes de la classe moyenne en plein essor, le secteur des services est celui qui connaît la plus forte croissance de l’économie marocaine, avec 56% du PIB en 2005. Le secteur industriel compte pour 17% du PIB et comprend la maroquinerie, le textile, l’industrie agro-alimentaire et, surtout, l’extraction du phosphate au Sahara occidental (lire l’encadré p. 45). L’agriculture, qui occupe 40% de la population active, représente entre 12% et 20% du PIB, selon la récolte. La pêche n’est plus le pilier économique qu’elle a été autrefois, car le poisson se raréfie en Méditerranée.
Le cannabis reste une importante source de revenus, bien que les opérations menées régulièrement par la police en aient fait une culture à haut risque et exclusivement réservée à l’exportation.
Il n’existe pas au Maroc d’assurance contre les accidents du travail ni de retraite dans le secteur privé. Quant à la sécurité sociale, elle est prise en charge par la famille. Certaines entreprises, sous la pression des militants et des syndicats, mettent néanmoins en place une réglementation protectrice pour leurs salariés. Les conditions de travail font l’objet d’une vigilance accrue depuis l’incendie qui a ravagé une usine de matelas à Casablanca en 2008, au cours duquel 55 personnes, apparemment enfermées dans les locaux par la direction, ont trouvé la mort.



